PAMPELONNE DEMAIN

Le changement fait peur, c’est humain… Mais tout changement n’est pas mauvais, loin de là. Surtout quand depuis des années le mot d’ordre est clair et constant : « Oui, il faut sauver Pampelonne ! », et que l’on s’y tient. Sans connaissance du dossier, des médias et quelques voix propagent des erreurs et contre-vérités.

Hors du buzz, loin des échos et rumeurs, prenons le temps de revenir à l’essentiel : un projet considérable, certes complexe, mais avant tout ambitieux. Un projet durable digne de Ramatuelle et de Pampelonne. Un projet digne d’un pôle mondial de tourisme.

Voici quelques repères pour s’y retrouver concrètement : pour en savoir plus, ouvrez les onglets ci-dessous : Les bases – La justice – Le vrai du faux – La diversité.


LES BASES

Voici les principaux documents précis, officiels, de référence, qui servent de cadre juridique, éthique, responsable à l’engagement de la commune pour la sauvegarde et le maintien d’une économie de plage dans un espace préservé, naturel, fragile : à protéger, car ô combien remarquable.

Organisation de la procédure et calendrier prévisionnel des travaux

Plan Pampelonne 2019-2030

Attribution des lots de plage – conseil municipal du 16 juillet 2018

Concession de plage naturelle accordée à la commune par l’Etat

Schéma d’aménagement de la plage de Pampelonne

LA JUSTICE

Les déçus de la mise en concurrence font feu de tout bois : campagnes de dénigrement orchestrées dans la presse, pression sur les élus et, bien sûr, recours en justice.

A ce jour ces opposants ont pu s’expliquer devant le tribunal administratif. Leurs arguments ont été longuement analysés et, sur 14 recours, 13 ont été rejetés. La procédure d’appel d’offre initiée par la mairie a, au contraire, été confortée dans sa légalité et son respect pointilleux de la légalité.

Un seul point technique a pu être contesté, sur le lot E1. Il sera réglé par un réexamen des offres reçues pour ce lot.

Retrouvez ici les ordonnances rendues dans ce dossier :

LE VRAI DU FAUX

On a lu sur le Net bon nombre de fausses “informations” aucunement étayées au fil de l’été, souvent sur des sites secondaires voire confidentiels. Les réseaux sociaux relaient ces fausses “informations”… et même parfois la presse nationale qui, hélas, avec beaucoup de légèreté, ne fait pas mieux.

Ainsi, le 16 août, l’hebdomadaire Paris-Match a publié un article intitulé « Pampelonne : dernière virée au paradis », qui, certainement par pêché de gourmandise, n’a pas pu s’empêcher de tisser un écheveau d’inexactitudes. Démêlons le vrai du faux.

  • Paris-Match : « La célèbre plage de Ramatuelle va perdre son âme. »

Le Schéma d’aménagement de la plage de Pampelonne, approuvé par décret en Conseil d’Etat du 15 décembre 2015, prévoit :

  1. suppression de tous les bâtiments en dur présents sur la plage (8 900 m² de plancher à démolir à l’automne 2018), à remplacer par 3 355 m² de bâtiments entièrement en bois et démontables sur la plage même, et 2 740 m² de bâtiments en bois ou en terre crue sur le domaine public communal adjacent à la plage (Rapport de présentation du Schéma d’aménagement, partie 1, page 112).
  2. Reconstitution globale et mise en protection du milieu dunaire et de ses espèces en voie de disparition sous l’effet d’aménagements et d’une fréquentation désordonnés depuis les années 1950 (Schéma d’aménagement de la plage de Pampelonne, Pièce n° 4 : Annexes, Alerte des scientifiques, page 148).
  • Paris-Match : « Les grands hôtels vont prendre la place des cabanons historiques. »

Aucun grand hôtel ne prendra place sur la plage ou à ses abords. L’opération ne porte que sur la reconstruction de bâtiments d’exploitation en bois d’une hauteur strictement limitée à 3,50 m sur la base de projets sélectionnés après mise en concurrence et parfaitement intégrés au site, conçus par des architectes de renom parmi lesquels Philippe Madec.

  • Paris-Match : « Les grands hôtels vont prendre la place des cabanons historiques. »

Les « cabanons historiques » ont disparu de la plage il y a environ un demi-siècle. Ils ont été remplacés par des constructions en dur sur la plage, avec béton voire amiante, d’une surface de 300 m² en moyenne, jusqu’à 580 m² (Aqua Club) et même 800 m² (Nioulargo).

  • Paris-Match : « Chaque plage était différente, rigolote car non conforme… l’argent tue la plage »

Chaque plage sera différente, rigolote et non conforme, mais entièrement en bois, et donc en excluant tout béton.

  • Paris-Match : « Une atmosphère digne de Clochemerle avec son lot de suspicions et de rumeurs, ses sacrifiés et ses vainqueurs »

Une mise en concurrence prescrite par le code général des collectivités territoriales en matière de concession de service public, avec, comme dans tout concours, des déçus…

  • Paris-Match : « parmi [les vainqueurs] cinq grands hôtels de la presqu’île »

Le premier établissement de la plage de Pampelonne a été créé par l’hôtel Tahiti au début des années 1950. C’était le début de l’histoire du Pampelonne moderne.

Les candidats hôteliers qui ont été retenus dans le cadre de la procédure de mise en concurrence possèdent des établissements à des kilomètres de la plage :

  1. Les hôtels « La Messardière » et « Pan Deï » associés dans le cadre de la société « Tropezina Beach Developement » avec l’exploitant sortant de l’établissement Tropezina ;
  2. L’ « Hôtel de Paris » ;
  3. « Le Byblos » ;
  4. « La Réserve – Ramatuelle ».

Ces sociétés hôtelières ont été retenues pour leurs projets de créer des “établissements de plage”. 

  • Paris-Match : « La mairie estime ce marché public à 650 millions d’euros sur douze ans, un montant surévalué en comptant le chiffre d’affaires de terrains privés qui jouxtent la plage. »

C’est une réalité purement factuelle : 5 bâtiments d’exploitation sont depuis des décennies situés sur des terrains privés adjacents à la plage, parmi lesquels des établissements tels que « Tahiti » et « Le Club 55 ». Il est évident que, leur chiffre d’affaires dépend de la proximité de la plage. L’enjeu économique est là, il est clair et simple.

  • Paris-Match : « Certains dénoncent déjà des dossiers tronqués, des négociations biaisées, des appels d’offres mensongers. Des recours judiciaires ont été déposés. »

A ce jour, 14 ordonnances particulièrement circonstanciées ont été émises par le Tribunal Administratif de Toulon en réponse aux 14 requêtes formulées par les candidats non retenus.

Par ces 14 décisions, les juges ont rejeté 13 des requêtes, validant la procédure de mise en concurrence et ils ont ordonné à la commune de reprendre la procédure au stade de l’examen des offres pour 1 des lots (voir onglet : “La justice”).

Tous les arguments développés par le panel d’avocats opposés à la commune ont été entendus, analysés et rejetés par les juges à l’exception d’un seul dossier.

  • Paris-Match : « L’immense restaurant en structure démontable »

Il ne s’agit donc pas d’un cabanon.

  • A propos d’un seul établissement de plage, Paris-Match : « Quatre-vingt-quinze employés saisonniers, dont trois CDI à l’année » / « toutes les plages laisseront place à des installations démontables en hiver »

Oui mais : l’aménagement prévoit le transfert sur le domaine public communal de 8 bâtiments d’exploitation, 5 étant depuis toujours situés sur des terrains privés voisins de la plage : 10 bâtiments d’exploitation sur 23 resteront donc situés sur le domaine public maritime où ils laisseront obligatoirement la plage libre et à l’état naturel chaque année entre le 1er novembre et le 1er mars.

Le projet favorise donc significativement la montée en puissance des contrats à durée indéterminée grâce à 13 établissements pérennes tout au long de l’année, dont 8 disposant de titres d’occupation du domaine public communal qui passeront de contrats d’1 an en 2018 à des contrats de 12 ans à partir de 2019 : à priori une belle visibilité pour investir, employer, agir dans la durée pour les entrepreneurs concernés.

  • Paris-Match : « L’hiver [St-Tropez] c’est un mouroir »

En autorisant une ouverture beaucoup plus étendue dans l’année de 8 établissements de plage sur le domaine public communal, l’opération d’aménagement de la plage de Pampelonne permet d’offrir aux touristes la possibilité de vivre de plage en hiver, attrait qui a fondé le développement de la Côte d’Azur à la fin du XIXème siècle, tout en renforçant l’ambiance naturelle et authentique de ce littoral.

C’est ainsi un puissant et nouveau soutien à l’animation de la presqu’île de St-Tropez en dehors de la saison estivale.

  • Paris-Match : « Si l’année prochaine il en va de même pour Pampelonne et que « les plages sont tenues par des hôtels qui ont des matelas réservés (…) nous n’y aurons pas notre place. » »

Les contrats du service public ne permettent pas d’interdire l’accès à un établissement de plage y compris s’il est géré pour le compte d’un hôtel (soit, à Pampelonne, 4 établissements sur 23).

Les projets d’établissement sélectionnés se proposent, au contraire, d’attirer un très large public bien au-delà de la seule clientèle d’hôtels situés à plusieurs kilomètres.

  • Paris-Match : « Il paraît loin le temps où, dans ce bout du monde, se développait une sorte de mythe du retour à la vie sauvage, les pieds dans le sable »

C’est précisément parce que la vie sauvage et le sable sont menacés par la surfréquentation, et l’érosion due lors des tempêtes aux bâtiments en dur et trop proches du rivage, que le Schéma d’aménagement de la plage de Pampelonne conçu notamment par des experts en milieu dunaire, écologues, paysagistes, a pour objet et aura pour effet de rétablir des conditions de pérennité de cet espace naturel encore remarquable du littoral. (Rapport de présentation du Schéma d’aménagement de la plage de Pampelonne, partie 1, pages 39 et suivantes).

  • Paris-Match : « C’était le seul endroit en France où (…) il n’y avait presque aucune route goudronnée »

Au droit du boulevard Patch, et donc aux environs du « Club 55 », l’opération d’aménagement prévoit la suppression du goudron qui recouvre le parking Patch et le retour du sol à l’état de nature (Rapport de présentation, partie 2, pages 131 et suivantes).

  • Paris-Match : « basculer dans le bling-bling »

Ramatuelle est la commune du Var (département pourtant très rural) qui compte le plus de campings à la ferme.

Snacks, pizzerias, restaurants gastronomiques, campings, hôtels de charme, meublés du plus simple au plus luxueux, village de vacances familiales, jusqu’à l’un des palaces les plus emblématiques de la Côte d’Azur, Ramatuelle s’enorgueillit de proposer tout à la fois un environnement naturel exceptionnellement préservé, et des services accessibles à tous les publics.

Il en sera de même de la plage après l’opération d’aménagement : 100 % de plage publique ;  80 % de plage non aménagée et gratuite ; 20 % de plage aménagée proposant tous les sports nautiques, les classiques matelas et parasols, leçons de natation, snacks, restauration à tous les prix et ceci dans tous les secteurs de la plage, avec en plus sur le domaine public communal des prestations de remise en forme.

Il y aura encore certes « du bling-bling » qui plaît à une certaine clientèle. Mais il y aura nettement plus, et ceci dans une ambiance plus naturelle, à l’issue de l’opération.

Cet aménagement est organisé en 3 hivers et en 3 phases, pour ne pas affecter la qualité de l’accueil sur le site : voir calendrier prévisionnel des travaux

· Phase 1 – hiver 2018-2019 : déconstruction des bâtiments en dur sur la plage et adaptation des réseaux ; construction des nouveaux bâtiments en matériaux naturels conformes au Schéma d’aménagement (Pièce n°3 : Prescriptions et recommandations).

· Phase 2 – hiver 2019-2020 : reconstitution et mise en protection de la dune le long des 4,5 km de la plage ;

. Phase 3 – hiver 2020-2021 : traitement paysager des parcs de stationnement : suppression des surfaces goudronnées (parking Patch essentiellement) ; renforcement de l’ambiance naturelle des surfaces de stationnement ; renforcement de la desserte de la plage en modes de déplacement doux (vélo, piéton) ; adaptation de la voirie aux transports collectifs ; signalétique spécifique de l’espace naturel remarquable de la plage de Pampelonne et panneaux didactiques.

LA DIVERSITE

Un seul lot attribué par candidat : autant de styles, d’architectures, d’ambiances… et de tarifs. Snacks, repas plus élaborés, jeunes, seniors, festifs, zen, naturiste, tout le monde trouvera ce qu’il cherche et avec du bio, des produits locaux, etc.

Graphique illustrant les projets de tarifs de repas par personne.